A voir

La commune ligérienne de Gennes-Val-de-Loire possède un des plus riche patrimoines naturel et historique de l'Anjou. Forte d'un front de Loire le plus important de notre région (18 km environ), elle dispose de très nombreux sites et monuments couvrant l'ensemble de la chronologie de notre histoire régionale.

En flânant dans ses pittoresques villages, nous vous invitons à découvrir ses splendides paysages ligériens ou des plateaux forestiers révélant de nombreuses curiosités :

Pour vous guider

  1. Temple gallo-romain du Villiers (près de l’école maternelle)
  2. L’oppidum-ville gallo romaine, dit Camp des Romains
  3. Eglise romane Notre-Dame de la prée des Tuffeaux
  4. L’ermitage St Jean
  5. Motte féodale
  6. Tour de Trèves et Eglise Saint Aubin
  7. Prieurale de Cunault
  8. Eglise Saint Maxenceul (cimetière)
  9. Eglise Saint Vétérin
  10. Eglise Saint Eusèbe et mémorial des Cadets de Saumur
  11. Amphithéâtre gallo-romain et Nymphéum du Mardron, près de l’église de Saint Vétérin (propriété privée)
  12. Moulin de Sarré
  13. Prieuré de Bessé
  14. Eglise Saint Pierre en Vaux
  15. Eglise, village et château de Pimpéan
  16. Plan d’eau baignade et pêche – Moulin de Gasté
  17. Le Prieuré
  18. L’Orbière (site troglodytique et espace d’art contemporain Jacques Warminski)
  19. La Sansonnière (mairie et école)
  20. Abbaye de Saint Maur
  21. Dolmen de la Madeleine
  22. Menhir, route de Coutures
  23. La Pagerie
  24. Menhir de Bouchet
  25. La Pierre Longué
  26. Dolmen de la Forêt
  27. Menhir du Sale Village
  28. Menhir de la Butte aux Houx
  29. Menhir de la Filousière
  30. Menhir de la Pierre de Nezan
  31. Dolmen et menhir des Varennes de Cumeray
  32. Dolment de l’Avort
  33. Dolmen de Pompière
  34. Milly : église, château et site féodal
    1. Eglise et por
      t du Thoureil

Les Rosiers-sur-Loire

L’Île Ollivier

L’île Ollivier, un site à découvrir, un endroit à préserver C’est d’abord un lieu nature où vous pourrez vous promener à pied, à vélo et découvrir la Loire, ses paysages, Gennes et son clocher de St Eusèbe. C’est aussi un espace « jeu et détente » avec un superbe jeu genre « bois flotté» Quelques tables sont là pour vous inciter à rester pique-niquer (mais il est prudent de prévoir son matériel). C’est enfin une halte pour les cyclistes et randonneurs qui de Saumur, St Martin et St Clément rejoignent les Rosiers : une halte avec WC et 2 points d’eau. Le bâtiment de l’ancien camping peut servir à abriter des groupes, des classes. Chaque jour, l’ouverture et la fermeture des portes se font automatiquement matin et soir (de 8h à 20h).

Le clocher panoramique de l’église Notre-Dame

Construit au 16ème siècle (la date de 1538 peut encore se voir sur un cartouche de l’avant dernière fenêtre), ce remarquable clocher, avec une galerie ouverte permet une vue panoramique sur toute la Loire et les coteaux du Gennois ainsi que sur la vallée de l’Authion. (Visites possibles auprès de l’Office de Tourisme). Au 19ème siècle, sous l’impulsion notamment d’Eugène Tessié de la Motte, maire des Rosiers pendant 49 ans, le village va voir de grands chantiers se réaliser : Les ponts suspendus des Rosiers et de Gennes (de 1839 à 1942), les écoles, les quais et notamment la mairie (finie en 1880). Tous ces travaux donneront aux Rosiers son aspect actuel.

 

La fontaine ZEN place du Mail

En 1990 est installée une fontaine boule-versante nommée par son créateur Bernard Gitton, ingénieur et artiste rosièrois, la « fontaine zen ». La sphère de pierre reconstituée, est ouverte sur sa partie supérieure et creuse. Elle est extérieurement cannelée, et repose sur un chemin de roulement à huit branches, totalement immergé et composé de galets. Le remplissage effectué en deux minutes environ par les quatre jets d’eau est rendu dissymétrique par un flotteur. Le centre de gravité de la sphère s’écarte de son axe rendant son équilibre instable. La sphère s’engage alors grâce à un mécanisme interne dans l’une des huit trajectoires possibles, puis revient lentement à sa position initiale. Cette fontaine s’inspire des jardins Zen japonais. L’ensemble appelle à la méditation entre le temps d’attente et l’évènement.

La vierge de l’école publique

Fait rare : sur la façade de l’école maternelle publique on peut voir une statue de la Vierge et de l’enfant Jésus. L’explication est à chercher dans l’histoire de la commune : en 1885 le conseil municipal des Rosiers décide de confier l’éducation des filles de l’école communale à une congrégation religieuse. Quelques années plus tard, les locaux étant devenus trop petits, il décide de construire une nouvelle école, avec un oratoire pour les religieuses et, en façade, une statue de la Vierge. En 1888, en application des lois Jules Ferry sur la laïcité, les sœurs devront quitter l’école devenue publique, mais la statue restera…

Jeanne de Laval, la bienfaitrice de la Vallée

Jeanne de Laval, seconde épouse du Roi René, a incontestablement marqué les esprits des habitants de la Vallée. En effet, le 2 mai 1471, elle accorde aux habitants du Comté de Beaufort auquel se rattache la paroisse des « Rouziers », le privilège de venir paître leurs troupeaux dès la coupe de la première herbe réservée au Roi. Ces grandes prairies appartenant collectivement aux habitants seront appelés par la suite « les communs. » En 1832, ces « communs » seront partagés entre les 14 communes composant l’ancien Comté. la vente des terres ou de leur fermage financeront très largement les grands travaux de la Vallée : ainsi pourront être construits aux Rosiers, les ponts, les quais, les routes de Beaufort et de Longué, le pavage des chemins, les écoles… C’est pourquoi, pour rendre hommage à Jeanne de Laval, le Conseil municipal décida en août 1873 d’ériger une statue en son honneur.

La mairie des Rosiers

C’est en 1830 que le Conseil municipal des rosiers décide d’acheter une maison en bord de Loire pour en faire la mairie. Elle se révèlera trop petite rapidement et peu pratique. En 1875, la décision est prise de construite au même endroit une belle et grande mairie. L’architecte François Meignant en est le maître d’œuvre et l’entreprise rosièroise Lélard-Taugourdeau la construit en trois ans. Elle aura couté 83 000 Fr de l’époque à la comme ; somme payée par les fermages de communaux et par un emprunt de 50 000 Fr. le monument aux morts, réalisé en 1922 par M Warnier, entrepreneur à Angers, était auparavant installé sur la place du Mail. Il a été transféré en 1986 à cet endroit afin de faciliter l’aménagement de la place

Les maisons du bourg

Jusqu’au 20ème siècle, le tuffeau, la pierre calcaire de la région, extraite des carrières des coteaux de la rive gauche, et l’ardoise en provenance des carrières d’Angers-Trélazé servent à la construction des maisons traditionnelles. Ces matériaux donnent ainsi à cette unité de couleurs si caractéristique des villes et villages de la vallée de la Loire. Maison de pays du 15ème siècle, remaniée au 19ème siècle, bâtie en moellons et pierres de tuffeau. Elle comprend deux bâtiments disposés en équerre. Un escalier droit permet d’accéder à l’étage par l’extérieur. La maison de maître apparaît au 19ème siècle. Elle comporte un étage et se distingue par son aspect classique renforcé par la symétrie parfaite de ses ouvertures.

St-Martin-de-la-Place

Ancien Grenier à sel (XVIe)

Maison du XVIe siècle, située rue Dupetit-Thouars, possédant encore (à gauche du porche) le guichet par lequel on payait la gabelle (impôt sur le sel) jusqu’à la Révolution.

Beau Rivage (fin XIXe)

Maison de la seconde moitié du XIXe siècle, agrandie à la limite du XIXe et du XXe siècle en style néo-gothique, imité de l’art angevin du XVe siècle. Aux Fortineries.

Bel Abri (XVIII-XIXe)

Une partie du logis et des bâtiments agricoles sont du XVIIIe siècle, reprenant des bâtiments plus anciens. L’autre partie date du milieu du XIXe siècle. A la Martinière.

Château de Boumois (XVIe)

Construit au XIe siècle sur l’île de Boumois (en arrière de la chapelle de la Madeleine), le château, détruit lors de la guerre de Cent Ans, fut reconstruit plus au Nord (à l’abri de la levée) par René de Thory, seigneur de Boumois, en 1520-30.

De style Renaissance, il fut légèrement remanié au XVIIe siècle et perdit son aile Sud et sa métairie au milieu du XIXe. En plus du logis d’habitation, il comprend une chapelle et un remarquable pigeonnier. Classé « monument historique », il se visite, pour les individuels du 1er juillet au 31 août (de 10h à 12h et de 14h à 18h ; sauf le mardi), pour les groupes sur rendez-vous (02 41 38 43 16) des Rameaux à la Toussaint.

Château de la Poupardière (XV-XVIe)

Il fut édifié au XV-XVIe siècle en style Renaissance et était alors entouré de douves et précédé de bâtiments d’exploitation agricole. Ceux-ci ont été déplacés fin XIXe – début XXe et une chapelle a été reconstruite à cette époque. Propriété privée ; ne se visite pas.

Descente en canoë

La société « Canoës d’Anjou » est installée à la Croix Rouge, à côté du camping, et offre aux familles avec enfants (à partir de 7 ans, sachant nager) ou aux amoureux de la nature des descentes du fleuve, une découverte de son patrimoine, de sa faune et de sa flore ligérienne ; renseignements : CANOES D’ANJOU : 02.41.38.54.38 ou www.canoes.fr

Eglise – prieuré de la Madeleine (XIIe)

Cette chapelle dédiée à Ste Marie Madeleine est le plus ancien bâtiment de la commune. Elle fut construite au tout début du XIIe siècle par Maurice Roinard, seigneur de Boumois, comme chapelle privée de son château. Quand il se fit moine à l’abbaye de St Florent en 1120, il en fit don à celle-ci. Elle fut siège d’un prieuré de cette abbaye jusqu’à la Révolution. Longtemps utilisée comme bâtiment agricole, elle a été récemment réhabilitée.

Eglise St Etienne (XVI-XIXe)

L’église ne fut d’abord qu’une simple chapelle, construite dans la 2ème moitié du XVIe (bas côté droit). Elle devint l’église paroissiale en 1626, après la ruine de l’église St Martin par les crues de la Loire. Dotée d’un harmonieux clocher (classé « monument historique « ) en 1631, elle dut être agrandie à plusieurs reprises entre 1665 et 1820, aussi bien en largeur qu’en longueur. A l’intérieur se trouve le 1er monument aux morts de la Guerre 1914-18, inauguré en 1919.

La Blairie (XVIII-fin XIXe)

Ce domaine tire son nom de l’impôt en nature que les paysans devaient payer au Moyen-âge aux religieux de l’abbaye de St Florent. L’ensemble médiéval comprenait une grange, un logis pour le contrôleur des dîmes, des bâtiments agricoles et un logis pour le fermier qui exploitait les propriétés de l’abbaye. Il a été démoli à la fin du XVIIIe et remplacé par des bâtiments plus fonctionnels, de style néo-classique, dont ne subsiste que la maison de maître. Vendue comme bien national à la Révolution, la Blairie fut rachetée en 1896 par l’abbé Artif, qui y créa un hospice. Le bâtiment fut alors agrandi et doté d’une chapelle. C’est aujourd’hui un hôtel-restaurant. Rue de la Mairie.

Fermes des XVI et XVIIe siècles

Plusieurs logis de ferme ou bâtiments d’exploitation agricole anciens subsistent dans les hameaux de la commune, souvent en assez mauvais état, parfois restaurés.

Gare (1847) et Mairie (1859)

La mairie-école et la gare sont l’œuvre de l’architecte saumurois Charles Joly-Leterme (qui a conçu le théâtre de Saumur). La gare a été acheté par la Mairie où est maintenant un cabinet médical et la bibliothèque municipale.

Manoir de Villeneuve (XVI-XIXe)

Une partie du logis XVIe de cette ancienne seigneurie subsiste, ainsi que des communs du XVIIIe siècle. Propriété privée ; ne se visite pas.

Les ports

Saint Martin possédait 2 ports sur la Loire, desservant le Bourg et la Croix Rouge. L’un ou l’autre (selon les époques) servait de débarcadère au bac qui relia durant des siècles Saint Martin à Chênehutte. Plusieurs fois réaménagés en raison des fluctuations du cours de la Loire, leur état actuel date de 1846.

Manoir de la Martinière (XVI-XVIIIe)

Cité dès le XIVe siècle, ce manoir fut reconstruit au XVIe et agrandi au XVIIIe. Un jardin avec orangerie et serre fut aménagé en arrière au XIX siècle. Propriété privée ; ne se visite pas.

Oratoire Notre Dame des Champs (1727)

Construit aux Fortineries, au frais de la famille Allain, il servait de reposoir lors des processions du Saint Sacrement.

Monument en l’honneur d’Aristide du Petit-Thouars (1931)

Œuvre du sculpteur Alfred Benon (originaire de Saint Martin), à la mémoire d’Aristide Aubert du Petit-Thouars. Né au château de Boumois, chef de division des armées navales, mort à la bataille d’Aboukir, en 1798. Le monument est situé à côté de l’église.

Monument en l’honneur de 4 FFI (1945)

Ce monument honore 4 FFI tombés lors de la libération du Saumurois le 25 août 1944. Situé à la Croix Rouge, il est orné de 4 médaillons en bronze sculptés par Alfred Benon.

Presbytère (1865)

Construit par l’architecte angevin Richard. Rue des Mariniers.

Vestiges de la chaussée gallo-romaine (Ier siècle)

A l’époque gallo-romaine, une voie traversait la vallée de la Loire à hauteur de Saint Martin, reliant les 2 grandes routes romaines d’Angers à Tours (par la rive Nord) et de Nantes à Poitiers (par la rive Sud). Elle franchissait la partie marécageuse de la vallée sur une chaussée surélevée en bois. Les poteaux de soutènement sont encore visibles en été, par basses eaux, au Port. Des recherches archéologiques menées en 1989 ont permis de les dater de 40-50 après J.-C.

Vestiges de l’église St Martin (Moyen-âge)

L’ancienne église paroissiale (dédiée à St Martin) était située sur la rive Sud de la Loire. Elle fut vraisemblablement édifiée en pierre au XI ou XIIe siècle. La construction des levées faisant monter le niveau de la Loire, l’église fut victime d’inondations et de dégâts de plus en plus fréquents à partir du XVIe siècle. Les grandes crues du début du XVIIe la ruinèrent et elle dut être abandonnée en 1626.En été, par basses eaux, on distingue parfois sur l’île de sable qui apparait face au Port des amas de pierres qui en sont les derniers vestiges.

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